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Ippolito Berthe est un jeune juge arrivé dans le village de Chiomonte, dans une haute vallée des Alpes. Le mois d'août brûle l'alpage. Nous sommes en 1533. Quatre cadavres d'une même famille viennent d'être retrouvés dans la montagne non loin de leurs moutons dévorés. «C'est Colombano ! C'est le tailleur de pierres !» hurle la communauté étrangement sûre d'elle. L'homme clame son innocence. Il risque le lynchage, la corde ou même le bûcher. Il n'a pas d'autre argument que sa seule bonne foi... Il n'a pas d'autre appui que celui du jeune juge...

Un roman dans la droite ligne du Nom de la Rose d'Umberto Eco et Des piliers de la terre de Ken Follett.
   
 Turin 1946. Un bouquet de fleurs et une étrange inscription, ITALIA 3 MARS 1944 MA VENGEANCE POUR TOI, marquent à chaque fois la découverte de cheminots assassinés. L'affaire n'intéresse personne. Seul l'ancien inspecteur de la Police ferroviaire, Adelmo Baudino, injustement révoqué pour collaboration, devenu manœuvre sur les chantiers, recherche la vérité. L'une des victimes était en mesure de le réhabiliter. Que s'est-il passé ce 3 mars 1944? De quelle vengeance s'agit-il? L'Italie d'après-guerre, loin d'être intégralement convaincue des bienfaits de la démocratie, garde jalousement ses mystères. Si retrouver son honneur est essentiel, Adelmo Baudino risque aussi d'y perdre la vie…    
Tout le monde a parlé d'un crime inexplicable, on a dit que la victime n'avait pas d'ennemis. C'est faux et je tiens à le justifier, car un meurtre gratuit me paraît plus horrible encore que celui que j'ai commis. Moi je n'ai pas tué à l'aveuglette. Je dis simplement que derrière ce crâne fendu sur le pare-chocs de ma Renault 4, il y a une histoire qui commence il y a trois ans et qui va jusqu'au prochain crime, celui que je m'apprête à commettre. 

Récit de vengeance enlevé qui nous promène de Milan à Amsterdam, 
À mon juge est aussi une critique implacable de la finance internationale, du blanchiment de l'argent sale et de la piraterie informatique. 
Dans ce monde désenchanté où le cynisme est roi, politique et économie s'infiltrent partout et exercent leur influence sur la vie, sur les corps. Elles seules ont le pouvoir de « faire vivre et laisser mourir ».

Martine Laval

La nuit et le polar : Alessandro Perissinotto, Net et sans bavures

Le 21 décembre 2007
 
 Au cœur de la nuit, dans les environs de Milan, deux mains remuent fébrilement la terre durcie par le gel. Ce sont celles d'Anna Pavesi, loin de chez elle et terrifiée, qui creuse pour découvrir comment se terminera cette enquête mouvementée qui lui est soudainement tombée dessus.
Quelques temps plus tôt, le jour de la Saint-Valentin, le téléphone a sonné, mais pour Anna, récemment divorcée, il ne s'agissait pas d'un message d'amour. Au bout du fil, Benedetta Vitali – un nom connu de la haute bourgeoisie milanaise – lui parle de Patrizia, sa demi-sœur oubliée, tenue à distance des années durant avant de réapparaître de la plus atroce des façons : dans un fossé, tuée par un chauffard sur une petite route de campagne. Benedetta demande à Anna de l'aider à reconstituer les derniers mois de la vie de sa sœur, afin d'avoir d'elle au moins un souvenir, mais aussi de comprendre pourquoi le cadavre de la jeune fille a disparu peu après l'enterrement, laissant un cercueil vide.
En quoi cela concerne-t-il Anna, elle qui est psychologue et pas détective privée ? Mais Benedetta insiste : elle a confiance en elle, en sa sensibilité et sa discrétion. Le nom d'une bonne famille en vue ne saurait être sali ! Anna, au chômage depuis des mois et à court d'argent, accepte de mener l'enquête contre un acompte généreux. Pour elle, le pire ne fait que commencer...
 Bernard Poirett

"C'est à lire" : "Une petite histoire sordide" d'A. Perissinotto

 
 couverture  Cela fait maintenant un an qu'Anna Pavesi a tout plaqué à Turin – son travail de psychologue et son mari – pour refaire sa vie à Bergame et travailler comme détective privée spécialisée dans la recherche de personnes disparues. Mais l'on n'échappe pas si facilement à son passé...
Alors que les festivités des XXe&ssup ; Jeux olympiques d'hiver battent leur plein à Turin, Anna reçoit un appel à l'aide de Piera, une ancienne amie et collègue avec qui elle menait un travail de prévention auprès des jeunes toxicomanes turinois.
Cette dernière lui apprend qu'une éducatrice appréciée des drogués locaux a disparu depuis plusieurs jours. À l'association d'aide aux toxicomanes on commence à s'inquiéter sérieusement, d'autant que la police semble plus intéressée à faire régner l'ordre olympique qu'à retrouver la jeune fille.
Par amitié, Anna accepte de revenir dans cette ville pleine de souvenirs, bons et mauvais. À ses risques et périls...
 La critique de Martine Laval: Telerama  
   "Pourquoi rouvre-t-on cette affaire si longtemps après ? Sûrement un ordre d'en haut.
Le préfet ? Un député ? Le président de la République ? Le pape ? Inutile d'y penser. Il faut respecter la consigne de la plus grande discrétion ! Le seul à connaître la véritable raison de ma présence, c'est ce maire logorrhéique, un vrai moulin à paroles. Pourtant je n'ai pas le choix, ses propos sont le seul moyen de reconstituer ce qui s'est passé l'année où Rosetta a été tuée : le seul espoir de découvrir quelque chose.
Je ne peux qu'écouter.". Dans un village perdu du Piémont, un commissaire enquête sur la mort tragique de Rosetta survenue quelque vingt ans plus tôt. Affaire de famille ? Crime politique? Fausses pistes, renseignements sibyllins, mythologie locale - l'enquête progresse tant bien que mal dans un milieu hostile et fermé. Pénétrant peu à peu dans le labyrinthe du passé qu'on a effacé à dessein, parviendra-t-on à reconstituer la vérité ?